La demande sur le continent passera de 170 milliards de mètres cubes (m³) en 2023 à 385 milliards de m³ d’ici 2050, faisant grimper la part du gaz naturel dans le mix énergétique africain de 16 % à 21 %.
Dans le même temps, la production de gaz en Afrique devrait presque doubler, passant de 252 milliards de m³ en 2023 à 502 milliards de m³ en 2050. Cette hausse sera portée par des pays aux réserves abondantes et à la production en forte expansion, notamment le Nigeria et le Mozambique.
• Nigeria : Grâce à d’importantes réserves et à des réformes dans l’industrie pétrolière, le pays pourrait atteindre une production de 127 milliards de m³.
• Mozambique : Ses grands projets de GNL devraient lui permettre de dépasser les 95 milliards de m³.
• Mauritanie et Sénégal : Nouveaux acteurs du marché, ils pourraient produire 26 et 20 milliards de m³, respectivement.
La part de l’Afrique dans la production mondiale de gaz naturel devrait ainsi passer de 6 % en 2023 à 9 % en 2050.
Une mutation du marché mondial
Le rapport du GECF prévoit une hausse de 32 % de la demande mondiale de gaz naturel d’ici 2050. Cette croissance sera principalement portée par l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie-Pacifique et le Moyen-Orient, tandis que la consommation diminuera en Europe (-1,4 % par an) et en Amérique du Nord (-0,2 % par an).
Cette transformation du marché intervient alors que près de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité et qu’un milliard de personnes utilisent encore des systèmes de cuisson rudimentaires. Le gaz naturel apparaît ainsi comme une solution stratégique pour répondre aux défis énergétiques du continent.
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