Un enjeu économique majeur
La filière de la noix de cajou représente un secteur clé pour l’économie burkinabè, générant des emplois et contribuant au développement des communautés rurales. Toutefois, les défis liés à la production, à la fixation des prix et à l’exportation préoccupent les autorités agricoles et économiques.
Le Conseil burkinabè de l’anacarde justifie cette mesure par la nécessité d’accroître la valeur ajoutée en incitant les industries locales à transformer les noix avant leur exportation. L’objectif est de stabiliser le marché intérieur, de dynamiser l’emploi et de garantir des revenus plus élevés aux producteurs.
Un prix révisé pour soutenir les producteurs
Le gouvernement a également fixé un prix minimum d’achat des noix brutes à 385 francs CFA le kilo, contre 310 francs CFA en 2024. Cette augmentation vise à mieux rémunérer les cultivateurs tout en assurant un approvisionnement stable pour le marché local.
Avec une production annuelle moyenne de 200 000 tonnes, le Burkina Faso cherche à mieux réguler la filière, en équilibrant les intérêts des producteurs et ceux des transformateurs locaux.
Un appui aux industriels locaux
Dans le passé, les transformateurs burkinabè ont exprimé leurs inquiétudes quant à la disponibilité de la matière première, en raison des volumes exportés sous forme brute. En suspendant ces exportations, le gouvernement entend renforcer l’approvisionnement des usines locales, développer le secteur industriel et augmenter les revenus issus de la transformation.
Cette mesure marque un tournant dans la gestion de la filière anacarde, avec l’ambition de faire du Burkina Faso un acteur incontournable de la transformation de la noix de cajou en Afrique de l’Ouest.
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