“Plus sa popularité s’accroît, plus les attaques se multiplient, jusqu’au déni absurde de sa nationalité ivoirienne”, a déclaré Me Mathias Chichportich dans un communiqué. Il a également dénoncé une récente tentative de contestation de la présidence de M. Thiam au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qualifiant cette action de “manipulation sans fondement”. Les plaignants, qui contestaient son élection à la tête du parti en décembre 2023 en raison de sa nationalité, ont finalement retiré leur recours.
La polémique a éclaté début février après que M. Thiam a annoncé avoir entrepris des démarches pour renoncer à sa nationalité française, afin de se conformer aux exigences de la Constitution ivoirienne. Né Ivoirien, il avait obtenu la nationalité française en 1987 pour son parcours académique en France, avant de devenir ministre en Côte d’Ivoire (1994-1999) puis d’entamer une carrière dans le secteur privé en Europe.
“La démocratie ivoirienne mérite mieux que des calomnies et des mensonges. Tidjane Thiam prendra toutes les mesures nécessaires pour garantir un processus électoral libre et transparent”, a ajouté Me Chichportich.
La question de la nationalité a déjà marqué l’histoire politique du pays, notamment avec l’actuel président Alassane Ouattara, écarté des élections de 1995 et 2000 pour des doutes sur son origine. En 2016, il a réformé la Constitution pour exiger que les candidats soient “exclusivement ivoiriens”, nés de “père ou de mère ivoirien d’origine”.
L’élection présidentielle est prévue pour le 25 octobre 2025.
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