Kabila affirme que, depuis l’arrivée au pouvoir de Tshisekedi en 2019, la situation en RDC s’est « proche de l’implosion ». Il qualifie l’élection présidentielle de décembre 2023, qui a reconduit Tshisekedi à la tête du pays, de « simulacre », dénonçant un musellement de l’opposition et une dérive autoritaire du régime. Il accuse également le gouvernement d’intimidations, d’arrestations arbitraires, d’exécutions extrajudiciaires et d’exil forcé de figures politiques, journalistes et chefs religieux.
Selon l’ancien président, la solution à la crise de l’est de la RDC ne peut être exclusivement militaire. Il estime que le conflit trouve ses racines dans des problèmes « politiques, sociaux et institutionnels », aggravés par la rupture du processus politique en 2021, lorsque son clan a été écarté du pouvoir. Il met en garde contre une instabilité durable si ces causes profondes ne sont pas traitées, affirmant que « les massacres et violations des droits de l’homme ne cesseront pas même après une défaite militaire du M23 ou un accord avec le Rwanda ».
Le M23, qui revendique la protection de la minorité tutsi en RDC, a repris les combats en 2021. Ces dernières semaines, le groupe armé a étendu son emprise sur plusieurs zones stratégiques de l’est du pays, suscitant des inquiétudes sur une possible extension du conflit au-delà des frontières congolaises.
L’Afrique du Sud, qui déploie plus de 1 000 soldats en RDC dans le cadre d’une mission de stabilisation, a perdu 14 militaires dans les affrontements du mois dernier.
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