Un projet électoral sous haute tension
Les médiateurs, dirigés par Bagudu Hirse, ont soumis une feuille de route aux différentes parties prenantes afin d’organiser des élections présidentielles et législatives en 2025. Toutefois, leur mission a été écourtée après des menaces d’expulsion proférées par Embalo, selon un communiqué publié samedi.
Un différend sur la fin du mandat présidentiel
La principale divergence concerne la date de fin du mandat d’Embalo. La Cour suprême fixe cette échéance au 4 septembre 2024, tandis que l’opposition menée par Domingos Simões Pereira la considère comme échue depuis le 27 février. Embalo, lui, affirme que son mandat court jusqu’en septembre et a fixé les élections au 30 novembre.
Un climat politique instable
Depuis son arrivée au pouvoir en 2020, Umaro Sissoco Embalo fait face à une contestation persistante de son élection par Domingos Simões Pereira. La situation s’est aggravée en décembre 2023, lorsque le président a dissous le Parlement après des affrontements armés, qualifiés de tentative de coup d’État. Il avait initialement fixé les législatives anticipées au 24 novembre 2024, avant de les reporter indéfiniment, invoquant des contraintes logistiques et financières.
La CEDEAO, qui doit présenter son rapport à son président Omar Alieu Touray, espère parvenir à un consensus pour garantir des élections inclusives et pacifiques en Guinée-Bissau.
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