« Nous sommes déjà dans une nouvelle phase de la transition, celle de la refondation de l’État, telle que prévue par l’article 2 de la charte de la transition », a affirmé Ousmane Gaoual Diallo dans une interview accordée à Africaguinee.com.
Cette annonce intervient dans un climat politique tendu. Les partis d’opposition, qui avaient déjà exprimé leur mécontentement face au flou entourant le calendrier électoral, dénoncent une tentative de prolonger indéfiniment la transition.
Marc Yombouno, membre du bureau national du RPG Arc-en-ciel, s’insurge : « C’est inquiétant. Le président de la Transition, le président du CNT et le Premier ministre avaient promis un référendum constitutionnel pour 2024. Aujourd’hui, ces engagements semblent oubliés, et une nouvelle stratégie visant à semer la confusion est mise en place. C’est inacceptable. Un rappel à l’ordre s’impose. »
L’opposition a également averti qu’elle ne reconnaîtrait plus la légitimité de la junte au-delà de décembre 2024 si aucune avancée concrète n’était réalisée sur le processus de transition.
Alors que les tensions s’intensifient, l’absence de clarté sur le calendrier électoral fragilise davantage le dialogue entre les différentes forces politiques, menaçant de prolonger une crise institutionnelle déjà profonde.
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