Un festival sous le signe du partage
« Cela tombe sur le ramadan, mais on ne voit pas pourquoi on devrait changer de date », explique Vieux Farka Touré, fils du musicien et figure de proue de la fondation. « Pour cette année, au moins, on va faire une édition spéciale avec des ruptures collectives du jeûne, des dons alimentaires et une action en faveur d’un Centre de santé communautaire, qui sera doté d’un système d’électricité solaire. »
Dans cette optique, des soins médicaux gratuits seront également offerts aux femmes et aux enfants du quartier de Lafiabougou, à Bamako. Une manière de prolonger l’héritage humanitaire d’Ali Farka Touré, qui fut aussi maire de Niafunké, près de Tombouctou.
Une exposition en lieu et place des concerts
En raison du ramadan, aucun concert ne sera organisé durant le festival, une décision assumée par Vieux Farka Touré : « Pendant le ramadan, on ne fait pas de concert, en tout cas au Mali. » En revanche, le public pourra découvrir une exposition exceptionnelle au Musée national, consacrée à l’artiste disparu.
« Il y aura ses guitares, ses dernières tenues, ses portefeuilles, ses chapeaux… tout en fait ! », détaille son fils. Cette rétrospective restera accessible jusqu’à la fin du ramadan.
Quant à la Nuit Ali Farka, traditionnellement marquée par des concerts, elle est reportée à une date ultérieure, qui sera annoncée dans les prochains mois.
Malgré l’absence de musique live cette année, le Festival Ali Farka Touré maintient son engagement à célébrer l’héritage du virtuose malien, en mettant la culture et la solidarité au cœur de cette édition spéciale.
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