Un gel instauré depuis 2022
Depuis 2022, les autorités maliennes avaient suspendu l’octroi de nouveaux permis miniers ainsi que le transfert de permis d’exploration. Cette mesure s’inscrivait dans une volonté d’augmenter les redevances minières et de garantir une meilleure redistribution des richesses issues du secteur aurifère.
En 2023, un nouveau code minier a été promulgué. Il impose des conditions plus strictes, notamment :
• Une participation maximale de 30% de l’État dans les projets miniers,
• Une obligation pour les entreprises locales de détenir au moins 5% des parts dans chaque projet.
Ce qui change à partir du 15 mars
À partir de cette date, l’administration minière sera à nouveau autorisée à recevoir les demandes de renouvellement des permis, ainsi que celles portant sur :
• Le passage de la recherche à l’exploitation,
• Le transfert des permis d’exploitation.
En revanche, l’attribution de nouveaux permis miniers reste suspendue jusqu’à nouvel ordre.
Un secteur en quête d’investissements
Malgré son statut de l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique, le Mali peine à attirer de nouveaux investisseurs. Depuis dix ans, aucun grand projet minier n’a vu le jour. La rigidité du cadre législatif et les incertitudes liées à la gouvernance militaire suscitent des doutes chez les acteurs du secteur.
Avec cette levée partielle des restrictions, Bamako espère rassurer les opérateurs miniers et relancer l’industrie aurifère, tout en préservant son ambition de mieux encadrer l’exploitation de ses ressources naturelles.
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