Des sanctions européennes qui bloquent le dialogue ?
L’AFC/M23 accuse certaines institutions internationales de compromettre les discussions en imposant des sanctions successives à ses membres. Dernière en date, l’Union européenne a ajouté plusieurs figures du mouvement à sa liste noire, dont Bertrand Bisimwa, Désiré Rukomera, John Imani Nzenze et Jean Bahati Musanga. Une décision qui a conduit à l’annulation de la délégation prévue à Luanda.
Pourtant, un ordre de mission signé par Corneille Nangaa, leader du mouvement, prévoyait l’envoi d’une délégation de cinq membres, dirigée par Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif de l’AFC/M23. Le plan de voyage incluait un passage par l’Ouganda, un vol affrété par l’Angola, un séjour de quatre jours à Luanda, puis un retour à Goma le 21 mars.
Mais ces nouvelles sanctions ont rendu impossible la venue des représentants du mouvement à la table des négociations. L’AFC/M23 y voit une manœuvre destinée à entraver un règlement pacifique du conflit.
Une intensification des combats sur le terrain
Parallèlement aux blocages diplomatiques, les tensions militaires se sont accrues. L’AFC/M23 accuse les Forces armées de la RDC (FARDC) d’avoir lancé une contre-offensive, notamment via l’utilisation de l’aviation militaire dans le territoire de Walikale, où les rebelles ont récemment progressé.
Du côté du gouvernement congolais, la position reste inchangée : une délégation officielle se rendra bien à Luanda pour ces pourparlers sous médiation angolaise.
Un avenir incertain pour la paix dans l’Est de la RDC
L’annulation de la participation de l’AFC/M23 est un coup dur pour la médiation menée par l’Angola. Le retrait du mouvement met en péril l’une des rares tentatives de dialogue direct entre les belligérants.
Alors que la guerre continue de ravager l’Est congolais, la question reste entière : la RDC peut-elle espérer une sortie de crise, ou s’achemine-t-on vers un nouveau cycle de violences et d’enlisement diplomatique ?
© MEDIA AFRIQUE NEWS. All Rights Reserved. Design by DPL DIGITAL