Jeudi, à Addis-Abeba, en Éthiopie, le leader du parti Ensemble pour la République et l’ancien président congolais se sont rencontrés pour affirmer leur opposition ferme à la réforme constitutionnelle envisagée par le chef de l’État. Dans une déclaration conjointe, ils ont qualifié cette initiative de « dangereuse et illégale », dénonçant une tentative de « consolider un régime autoritaire » ou d’ouvrir la voie à une « présidence à vie ».
Un appel à la mobilisation populaire
Les deux figures de l’opposition ont exhorté la population à résister activement contre ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire. « Nous invitons les Congolais à se mobiliser pour défendre les acquis démocratiques et empêcher ce coup d’État constitutionnel », ont-ils déclaré.
Depuis plusieurs semaines, l’opposition s’organise pour faire bloc face au projet présidentiel, promettant des manifestations à l’échelle nationale. Cette unité est une première depuis des années dans un paysage politique souvent fragmenté.
Une inquiétante réminiscence du passé
Cette situation rappelle les crises politiques survenues sous le régime de Joseph Kabila, lorsque les reports successifs des élections avaient plongé le pays dans deux années d’incertitude et de tensions. Les opposants craignent que la modification de la Constitution ne provoque une instabilité similaire, ou pire, n’enferme la RDC dans un régime autoritaire.
De son côté, le président défend cette réforme comme une nécessité pour répondre aux défis économiques et sociaux du pays. Mais pour ses opposants, ce projet symbolise une menace directe pour les institutions démocratiques fragiles de la RDC.
La confrontation entre le pouvoir et l’opposition s’annonce décisive, dans un contexte où la mobilisation populaire pourrait être déterminante pour l’avenir politique du pays.
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