Le mouvement étudiant intervient après un ultimatum lancé le 13 décembre. Les étudiants avaient donné 48 heures au comité de gestion pour organiser les examens dans un contexte marqué par une année académique particulièrement perturbée. En l’absence de réponse, la tension a dégénéré, occasionnant des dégâts matériels considérables.
Infrastructures et matériel endommagés
Les manifestants ont incendié plusieurs infrastructures, des matériels didactiques et des véhicules de l’établissement. De nombreux bâtiments de l’Institut ont été endommagés lors de ce mouvement, illustrant la frustration accumulée par les étudiants face à la paralysie académique.
La crise trouve son origine dans la grève du corps professoral qui exige de meilleures conditions de travail. Pendant ce temps, l’année académique a été officiellement clôturée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), alors même que les étudiants n’ont pas encore passé leurs examens de fin d’année.
Intervention des forces de l’ordre
Pour rétablir le calme, les forces de police ont été déployées sur le campus. La situation reste tendue, tandis que les étudiants continuent de dénoncer des conditions d’apprentissage précaires et l’absence de solutions concrètes pour mettre fin à cette impasse.
Cette crise à l’IFA Yangambi illustre un malaise profond qui affecte l’enseignement supérieur en RDC, où des revendications sociales et académiques peinent à trouver une issue favorable.
© MEDIA AFRIQUE NEWS. All Rights Reserved. Design by DPL DIGITAL