Pour ces militaires, la présence française représente un partenariat stratégique en matière de formation, d’échange de renseignements et de lutte contre l’insécurité. Les forces françaises jouent également un rôle clé dans la surveillance maritime, notamment dans la lutte contre la pêche illégale, où toutes les patrouilles maritimes sont financées par la France.
Ainsi, ces hauts responsables estiment qu’un retrait définitif des troupes françaises serait préjudiciable à la sécurité du pays. En alternative, ils proposent plutôt une réduction des effectifs, une solution qui pourrait apparaître comme un compromis mais qui risque d’être perçue par l’opinion publique comme un rétropédalage.
Contrairement au Tchad, qui a entamé le retrait de ses soldats français depuis le 11 décembre, le Sénégal n’a fixé aucun calendrier précis pour le départ des troupes françaises. De plus, aucune rencontre bilatérale n’a été annoncée pour discuter des modalités de ce retrait.
Le gouvernement sénégalais est donc face à un enjeu majeur. L’exécution de cette décision présidentielle devra prendre en compte les intérêts sécuritaires et la voix de toutes les forces vives de la nation, dans un contexte où la stabilité reste une priorité.
© MEDIA AFRIQUE NEWS. All Rights Reserved. Design by DPL DIGITAL