Face aux représentants des syndicats de la santé, de l’éducation et des collectivités territoriales, M. Sonko a reconnu l’ampleur des revendications, notamment en matière de salaires et de conditions de travail, mais a souligné l’impossibilité d’y répondre immédiatement en raison de la crise économique. Selon un rapport de la Cour des comptes, le pays affiche un déficit budgétaire de 12,3 % et une dette équivalente à 99,67 % du PIB.
Les nouvelles autorités, élues en mars 2024 sur un programme de rupture, font face à une contestation croissante des centrales syndicales, dénonçant des “licenciements abusifs” et des fermetures d’entreprises. Le ministre du Travail, Abass Fall, a appelé les partenaires sociaux à privilégier la “responsabilité et le patriotisme” pour stabiliser la situation.
En réponse à ces tensions, le gouvernement a annoncé des mesures de rationalisation des dépenses publiques, incluant une réduction du train de vie de l’État et un audit des effectifs de la fonction publique.
© MEDIA AFRIQUE NEWS. All Rights Reserved. Design by DPL DIGITAL