Un Sénat dominé par le pouvoir
Le Conseil constitutionnel doit encore valider ces résultats, mais sauf surprise, le MPS disposera d’une majorité écrasante au sein de cette nouvelle chambre parlementaire. La seule exception vient du Rassemblement national des démocrates tchadiens – le Réveil (RTDN-le Réveil), dirigé par Albert Pahimi Padacké, qui décroche un siège dans la province du Mayo-Kebbi Ouest.
Cependant, le parti d’opposition dénonce des irrégularités à Moundou, dans le sud du pays, et demande un recomptage des voix.
En plus des 46 sénateurs élus, 23 autres seront désignés par le président de la République, portant le total à 69 membres. Ces élus, mandatés pour six ans, auront pour mission de représenter les collectivités autonomes.
Un pouvoir renforcé pour Mahamat Idriss Déby
Cette victoire vient consolider l’emprise du président Mahamat Idriss Déby sur les institutions tchadiennes. Âgé de 40 ans, il a été élu dès le premier tour de la présidentielle de mai 2024, avec 61 % des suffrages. Son parti, le MPS, détient déjà 124 des 188 sièges de l’Assemblée nationale.
Avec un Sénat largement acquis à sa cause, le chef de l’État bénéficie désormais d’un contrôle quasi absolu du pouvoir législatif.
Un scrutin boycotté par une partie de l’opposition
Le paysage politique tchadien reste marqué par les tensions. Plusieurs partis d’opposition, dont Les Transformateurs de Succès Masra et le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), avaient choisi de boycotter ces élections législatives, provinciales et locales, dénonçant un processus électoral biaisé.
Malgré ces critiques, le pays tourne la page de la transition. Après l’installation des députés début février 2025, ce sont désormais les conseillers municipaux et provinciaux qui prendront leurs fonctions ce mercredi, clôturant officiellement une période de transition de deux ans.
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