Après plusieurs affrontements avec les migrants subsahariens qui ont coûté la vie d'un tunisien âgé de 41 ans dans la nuit du 3 juillet dernier, les nationaux ont réclamé l'expulsion immédiate des migrants. N'ayant pas d'endroit pour se réfugier, plusieurs d'entre eux ont perdu la vie, d'autres ont été conduits par des autorités selon les ONG, à des zones hospitalières proches de la Libye à l'Est et de l’Algérie à l'Ouest.
Ces derniers faits sont la conséquence de la politique migratoire lancée par les autorités tunisiennes en début d’année. Pour rappel, lors d'une réunion du Conseil National de Sécurité (CNS) mardi 21 février, le président Kaïs Saïed, avait annoncé des mesures urgentes, face à l'immigration clandestine des africains subsahariens, sur son territoire ; leur présence étant perçue comme une source de《violence et de crimes》 selon ses dires. Le chef de l’État avait ajouté par la même occasion que les migrants irréguliers, acceptés depuis bon nombres d'années, sont désormais indésirables. Une décision qui a réussi à réveiller un élan de racisme et xénophobie chez les tunisiens.
Kaïs Saïed avait prononcé un discours très dur, insistant sur l'importance de stopper au plus vite cette immigration illégale. Pour lui celle-ci relève d’une 《entreprise criminelle qui a pour seul but de transformer la composition démographique du pays》, pouvait-on lire dans le communiqué du CNT présidé par le président de la République il y a 5 mois. 《Les vagues de migration irrégulière vers la Tunisie s’inscrivent dans le droit fil d’un projet dont les visées sont occultes, cherchant à cantonner la Tunisie dans sa seule dimension africaine qui n’a ni identité ni affinité avec la nation arabo-islamique》, soutient le Conseil.
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